mercredi, mars 16, 2005

Da Vinci code de Dan Brown: un tissu de mensonges

Titre: Da Vinci code
Auteur: Dan Brown
Catégorie: Mystery & Thrillers
Editions: JC Lattès
ISBN: 2-7096-2493-1
576 pages


Petit résumé pour celles et ceux qui n'ont encore pas lu les 576 pages de ce best-seller: "Da Vinci Code" raconte l'histoire de Robert Langdon, spécialiste de symbiologie à l'Université de Harvard, appelé à Paris par Jacques Saunière, conservateur du Musée du Louvre.

Le jour où Langdon devait rencontrer Saunière, ce dernier a été assassiné. Langdon se retrouve au cœur d'un pseudo-complot où se mêlent Jésus, Marie-Madeleine, Léonard de Vinci, l'Opus Dei, le Prieuré de Sion, la cryptographie et les secrets du Vatican.

Dans ses conférences données à Paris et à Rome, Dan Brown révèle le soi-disant secret: le Graal n'est pas ce qu'on croyait. Le Graal, c'était une femme, Marie-Madeleine, épouse du Christ. Léonard de Vinci le savait. Victor Hugo aussi. Mais l'affaire a été étouffée par l'Eglise.

Fermez le ban, même si ces informations, suffisamment séduisantes pour être avalées par le lecteur, relèvent généralement de la pure fiction et non de la vérité historique.
Le succès de cet œuvre est axé essentiellement autour de sa clé de voûte que sont la cryptologie avec ses chiffres et ses anagrammes, Léonard de Vinci, l'Opus Dei, le Prieuré de Sion et les secrets du Vatican.

Néanmoins en tant qu'auteur de thriller Dan Brown a encore beaucoup à apprendre, tellement il néglige les détails. Des détails insignifiants diriez vous. Par exemple des narrations superflues dans un certain contexte, des imprécisions sur certains lieux dans Paris (qui ne laissent pas indifférent nos amis Parisiens) comme dans la description de l'intérieur du Louvre. En plus ses théories sur les chiffres, à part la suite de Finabocci, ne tiennent pas la route (cf. les anomalies relevées à ce sujet à la fin de cet article).

Dommage ! Ce bémol mis à part, l'œuvre est quand même remarquable dans l'ensemble. Sincèrement parlant, j'ai beaucoup apprécié sa lecture, car je l'ai littéralement dévoré en l'espace d'une semaine ! En zappant bien naturellement les parties historiques et narratifs sans aucune valeur ajoutée.

En tant que romancier, il ne vaut pas un Jean-Loup Sulitzer et encore moins John Grisham pour ne citer que mes deux favoris. Les deux sont champions dans l'art fantasmatique de la fiction policière, l'un spécialisé dans tout ce qui touche la finance et l'autre le juridique. Et j'oublie encore Umberto Ecco avec "Le nom de la rose", un roman du même style mais qui était cent mille lieues au dessus de cette littérature d'aéroport.

In fine le cas Dan Brown illustre bien comment une médiatisation poussée et bien dosée arrive à mobiliser un public incrédule. Comme quoi la qualité d'un livre reflète le niveau intellectuel de ses lecteurs !

Par rapport aux autres thrillers que j'ai aimé, je lui donne une note de 6/10 pour l'aspect intrigue.


Trouver l'erreurPour la petite histoire, j'ai lu certains passages avec une calculatrice à la main:


- p. 120 Dan Brown parla du nombre PHI (1,618), en affirmant que celui-ci était célèbre parce que chacun des chiffres correspondait à la somme des 2 précédents.
Inexact !
La preuve:
1+6=7, aucun chiffre 7 dans ce nombre
6+1=7, même remarque que supra mentionné.

- p. 120 l'auteur affirma que les quotients entre 2 chiffres adjacents s'approchaient tous du nombre 1,618.
Pas totalement juste !
Pour preuve:
1/6 =0,1666: correct ! Mais
1/8=0,125, donc pas proche du nombre 1,618

- p. 219: il s'agit d'une succursale d'une banque suisse à Paris ouverte 24h/24. On voit que DB ne connaît rien aux banques suisses et encore moins sur les revendications sociales des travailleurs français !
Sans compter sa nullité en matière de LBA (loi sur la lutte contre le blanchiment de l'argent sale): en effet, il a écrit que la garantie d'anonymat qu'offraient les banques suisses étaient depuis longtemps un formidable aimant pour les capitaux du monde entier. Une foutaise ! On ne dépose pas comme ça, dans une banque, des valeurs sans aucun contrôle de la part de ses employés.
Heureusement pour lui que cette banque zurichoise de dépôt n'existe que dans son imagination.

- La pyramide du Louvre: DB a évoqué les 666 vitraux pour la pyramide du Louvre, ayant, semble-t-il été sur la volonté de François Mitterand. En fait, selon les sources du Louvre, les panneaux de verres sur la pyramide sont au nombre de 673. Complètement grotesque cette rumeur qui a voulu faire passer Mitterand pour le diable incarné.

- Enfin, les interprétations sur les toiles de Leonard de Vinci ne sont que purs mensonges.

Avez-vous trouvé d'autres anomalies ?
La chasse est ouverte. Bonne chance !

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